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Le temps des crises (1/3)

Le début du XXIᵉ siècle a déjà entamé ou traversé un nombre étonnant de crises : une crise du terrorisme globalisé, des crises économiques, une crise écologique, des crises migratoires, des crises de la dette, et maintenant une crise sanitaire qui, probablement, ouvrira à une autre crise économique et crise de la dette publique.

Toutefois l’usage inflationnaire du terme de crise aura également fait qu’il est difficile de savoir ce que signifie ou à quoi plus précisément se réfère la notion de « crise ». Une occasion, donc de reprendre le fil historique du concept de crise.

Les enfants de la pandémie

Depuis le 22 février 2021, le port du masque est obligatoire dans les écoles. Cette décision a été justifiée par une évaluation de la situation épidémiologique lors d'une conférence de presse du ministère de l'Éducation le 12 février. Un examen critique de cette argumentation conduit à la question de la proportionnalité de la mesure et une brève analyse des dommages et avantages met en lumière le problème fondamental de la prise de décision politique unilatérale. Les enfants sont-ils finalement victimes de l'instrumentalisation ?

Notes sur un procès médiatique (de plus)

Comment se fait-il qu'un média de service public censé opérer comme « point de référence et de repère impartial » n’accorde de parole qu’à la seule accusation d'un médecin ?
Pourquoi une radio qui se veut de rendre « justice à la diversité » et en même temps de « favoriser le lien social » et de « fédérer le public » ne répond ni à l'une, ni à l'autre de ces fonctions ?
Et pourquoi semble-t-il plus important à un Conseil disciplinaire de mettre à mort professionnellement et financièrement un soignant, plutôt que de prendre en considération l’aide apportée à des malades ?

Quelques réflexions sur un procès médiatique (de plus).

Remarques sur les « faits » de la politique

Depuis le début de la pandémie, les discours politiques et médiatiques n’ont cessé d’affirmer que les lois et mesures anti-Covid « suivent la science ». Ainsi, la politique de santé et ce qui est fait en son nom seraient régis par l’approche de la « politique fondée sur les preuves ».

Ces derniers mois, cependant, ces faits ont vacillé et changé. Certains de ces faits se sont également révélés faux.

La question qui se pose alors est de savoir sur quoi repose une politique fondée sur des faits, quand ces faits viennent à changer ou à disparaître ?

Que ce soit sous la forme de faits scientifiques, rendus ingérables et opaques par l’explosion d'études, ou sous la forme de simples inventaires statistiques d'infections, de besoins en soins intensifs ou de décès : les politiques sanitaires semblent de plus en plus réduites à une logique immanente et fondées sur des procédures décisionnelles inintelligibles qui, grâce au recours subtil à des contrats privés et au secret des affaires, contribuent surtout au bénéfice d’une gouvernance entrepreneuriale de l’État.

L’invastion des mutants

Prédictions Le professeur John P. A. Ioannidis de l’université de Stanford, l’un des plus grands épidémiologistes du monde [1], a toujours considéré la recherche scientifique avec une distance critique [2].…

Dr. Benoît Ochs

le 16 juin 2021 était une journée particulière pour l’équipe d’Expressis-Verbis et, sur un plan plus symbolique, peut-être aussi pour la situation de la politique sanitaire au Luxembourg. Un médecin…