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Les enfants de la pandémie

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Rien n’arrive par hasard en politique. Si cela se produit, c’était prévu ainsi.

Franklin D. Roosevelt

Ne laissez jamais une crise se perdre.

Winston Churchill

Le 12 mars, le port obligatoire du masque pour tous les élèves à partir du cycle 2 a été inscrit dans la loi[1]. Au cours de l’année scolaire 2020/2021, il a été mis en œuvre de facto dans l’enseignement secondaire à partir de l’automne, à ce moment-là encore sans base légale. À partir des vacances de Pâques, des autotests volontaires ont été ajoutés dans les écoles, d’abord une fois par semaine, puis deux fois par semaine à partir des vacances de Pentecôte.

Nous souhaitons examiner les circonstances dans lesquelles ces mesures ont été introduites. Pour ce faire, nous examinons d’abord la chronologie des événements clés dans ce contexte.

Une chronologie

2 janvier 2021 Malgré la restriction des vols en provenance du Royaume-Uni, le mutant britannique a été détecté dans les premiers échantillons au Luxembourg [2].

6 janvier Le risque que les enfants soient davantage touchés par le nouveau variant est abordée dans les médias locaux[3].

12 janvier Le Dr Jean-Claude Schmit, directeur de la Santé, met en garde : le nouveau variant représente un danger s’il se propage, des mesures plus restrictives pourraient être nécessaires [4].

19 janvier La Task Force COVID-19 s’exprime [5] :

An do ass et sou, datt vill méi detailléiert Analysen noutwendeg sinn. An do gehéieren och d’Masken an de Schoulen, mee och eenzelen anere Secteuren dobäi. Déi nei Varianten kéinten nämlech och bei jonke Leit oder Kanner méi schlëmm verlafen.

(Des analyses plus précises sont donc nécessaires. Cela inclut également le port du masque obligatoire dans les écoles et autres lieux. Les nouveaux variants pourraient également développer des formes plus graves chez les jeunes et les enfants).

28 janvier Le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch, lance un premier avertissement [6]. L’avertissement souligne que c’est le variant britannique qui suscite le plus d’inquiétude. Il s’agit d’un changement de paradigme, car jusque-là, le consensus scientifique était que les écoliers n’étaient pas exposés au risque de la covid-19, et qu’il ne pourrait y avoir de contagions importantes dans les écoles.

4 février Après une légère augmentation de l’incidence dans les écoles au cours du mois de janvier, les cours de la semaine précédant les vacances de Carnaval (semaine 6) se font à distance « par précaution ». Les titres des médias ne laissent aucun doute sur le fait que cela est dû aux nouveaux variants du virus : « Les variants mettent le milieu scolaire K.O. » [7] ou « Retour au téléenseignement / fermeture des écoles : Les variants du virus suscitent de sérieuses inquiétudes » [8].

12 février Une conférence de presse du 12 février du ministère de l’Éducation [9] analyse le développement de nouvelles infections dans les écoles. On a constaté une augmentation de clusters, qui pourrait être liée aux nouveaux variants. Par conséquent, les mesures existantes devront être adaptées à la nouvelle situation. Le ministre de l’Éducation décrète que le port du masque sera obligatoire après les vacances de Carnaval [10] :

Et hätten donieft och vill méi Clustere ginn an deenen déi brittesch Variant vum Virus massiv present wier. All dat féiert dozou, datt d’Schoule just ënner verstäerkte sanitäre Mesuren kéinten opgoen. Heescht: Vum 22. Februar u gëllt iwwerall eng Maskeflicht an de Schoulen an och Maison relaisen, an dat vum Cycle 2 un.

(« Il y a eu une forte augmentation du nombre de clusters d’infection du variant britannique. Les écoles peuvent donc rouvrir sous condition qu’un dispositif sanitaire plus strict soit mis en place. Cela signifie qu’à partir du 22 février, le port du masque sera imposé aux écoles et aux crèches à partir du cycle 2 »).

12 mars Le 12 mars, le port du masque obligatoire à l’école est inscrit dans la loi[1].

19 avril Après une courte phase pilote, les tests rapides ont été introduits dans les écoles après les vacances de Pâques[11]. Les 120 000 élèves et le personnel des écoles peuvent faire un dépistage volontaire par semaine.

31 mai Après les vacances de Pentecôte, il y a deux autotests par semaine.

La situation des données

L’évolution des cas positifs chez les élèves de l’enseignement fondamental et secondaire de la semaine 42/2020 (12 octobre) à la semaine 23/2021 (7 juin) est présentée dans le graphique suivant :

Les définitions des différents scénarios se trouvent dans les rapports hebdomadaires du ministère de l’Éducation [12] et sont les suivantes :

  • Scénario 1 : Cas isolé dans une classe attribué à une source d’infection extérieure.
  • Scénario 2 : Deux cas positifs dans une classe, sans distinction de la source d’infection.
  • Scénario 3 : De trois à cinq cas positifs dans une classe.
  • Scénario 4 : Plusieurs cas positifs reliés à une contamination au sein de la communauté scolaire d’une école : plusieurs classes sont concernées et/ou une classe compte plus de cinq cas positifs. [C’est ce qu’on appelle un « cluster ».]

Lors de la conférence de presse du 12 février, l’introduction du port du masque obligatoire dans les écoles est essentiellement justifiée par les 3 raisons suivantes :

  1. Un taux de positivité plus élevé dans les groupes d’âge « 0 à 9 ans » et « 10 à 19 ans » par rapport au reste de la population.
  2. Une augmentation du nombre de cas positifs parmi les élèves de l’enseignement fondamental à partir du 25 janvier.
  3. Une occurrence groupée de clusters impliquant le variant britannique.

1. Taux de positivité

Le graphique suivant a été présenté lors de la conférence de presse. Les valeurs accrues pour les groupes d’âge « 0 à 9 ans » et « 10 à 19 ans » au cours des semaines civiles 2 à 5 ont été mises en évidence en rouge.

Comme nous l’avons décrit en détail dans un article précédent [13], les taux de positivité (proportion de tests positifs par rapport au nombre total) dans les différents cadres de test « Diagnostic », « Contact tracing » et « LARGE SCALE TEST (LST) » diffèrent, parfois de manière substantielle. Par exemple, alors que les groupes d’âge de la population active sont généralement testés dans le cadre du LST, dont le taux de positivité est très faible, les enfants ont tendance à être testés plus spécifiquement, par exemple, s’ils sont symptomatiques ou s’ils ont été en contact avec une personne dont le test était positif. Il est donc évident que ces groupes d’âge peuvent différer dans leurs taux de positivité respectifs, sans que cela ait une quelconque signification pour l’incidence réelle de l’infection dans cette catégorie. Un rapport du MEN [14] du 12 novembre arrive à la même conclusion :

Dans les semaines après le retour à l’école, le Contact tracing (CT) a joué un rôle majeur dans la stratégie du testing. (…) Ceci est une information à prendre en compte pour les analyses, car nous nous attendons à ce que les tests qui sont demandés par le CT produisent un taux de cas positifs plus élevé. Les tests qui proviennent du CT ou d’une ordonnance médicale sont, en effet, plus ciblés, car ils sont effectués sur une population pour laquelle une suspicion de contamination est présente.

Néanmoins, c’est précisément ce taux positif qui est utilisé pour comparer les différents groupes d’âge entre eux !

En outre, si nous examinons les taux positifs pour les groupes d’âge de 0 à 9 ans et de 10 à 19 ans sur la période d’octobre 2020 à juin 2021, nous pouvons immédiatement constater qu’une forte augmentation de ces valeurs a déjà eu lieu à d’autres moments (semaine 43/2020 et 15/2021) sans qu’il ait été nécessaire d’ajuster les mesures.

Si l’on veut comparer l’incidence de l’infection dans différents groupes d’âge, il faut illico considérer le nombre de cas par rapport au nombre de personnes dans la catégorie d’âge respective.

L’affirmation selon laquelle le variant britannique est plus répandu parmi la population jeune peut être contredite d’une manière catégorique :

  • On peut voir clairement que dans le groupe d’âge « 10-19 ans », la proportion des dépistages positifs était déjà très élevée par rapport aux autres groupes d’âge. Cela pourrait s’expliquer par le fait que cette partie de la population a probablement plus de contacts sociaux, et que l’incidence de l’infection y est donc plus élevée. La proportion des personnes testées positives dans ce groupe atteint un maximum de 0,35 % dans la semaine 12, ce qui ne fait même pas la moitié de la valeur la plus élevée de 0,76 % dans la semaine 46.
  • Dans la catégorie « 0-9 ans », les valeurs sont également supérieures à celles des autres groupes d’âge à partir de janvier, uniquement au cours des semaines 5 et 6, puis, au milieu du graphique, se stabilisent par rapport aux autres catégories. Comme dans le cas précédent, les valeurs sont inférieures à celles mesurées de novembre à décembre. Les maximums de la 2ᵉ et 3ᵉ vague sont de 0,47 % (semaine 48) et de 0,27 % (semaine 5).

C’est également la conclusion du ministère de l’Éducation dans une publication du 15 avril [15] :

… nous ne sommes pas encore en mesure de nous exprimer quant à une éventuelle susceptibilité accrue des plus jeunes aux nouveaux variants.

Ainsi donc, le taux de positivité ne permet pas de comparer l’incidence de l’infection dans les différents groupes d’âge.

2. Augmentation des cas positifs à partir du 25 janvier

Lors de la conférence de presse du 12 février, seule la période à partir du 4 janvier 2021 est prise en compte pour l’évaluation de l’évolution des cas positifs.

Cette augmentation est pourtant relative, si on la considère dans un cadre temporel plus vaste.

Nous examinons le nombre de cas positifs dans les différentes catégories d’âge sur l’ensemble de l’intervalle d’octobre 2020 à juin 2021. L’intervalle de temps du graphique précédent (semaine 1 à 6) est cadré en rouge.

Outre le fait que le nombre de cas positifs était nettement plus élevé pendant les mois d’octobre à décembre, sans qu’il ait été nécessaire d’introduire l’obligation du port du masque, on voit très clairement que l’évolution des cas est la même dans toutes les catégories d’âge, ce qui est confirmé par le rapport précité [15] :

« … les taux d’incidence dans les établissements scolaires reflètent les taux d’incidence dans la société … »

La forte augmentation temporaire au cours des semaines calendaires 4 et 5, en revanche, pourrait s’expliquer par les tests ciblés des « équipes mobiles », qui sont toujours déployées lorsqu’il y a une accumulation de personnes testées positives dans une école. Compte tenu de la superficie du Luxembourg, même quelques clusters peuvent influencer de manière significative le nombre total de cas positifs. Cette circonstance expliquerait également les taux de positivité élevés à cette époque.

3. Clusters

La classification en différents scénarios avec les spécifications respectives nécessiterait en soi une justification scientifique. Pourquoi, dans un scénario 4, défini comme cluster, six cas positifs dans une classe ou une école (indépendamment du nombre total d’élèves dans l’établissement respectif) sont-ils déjà épidémiologiquement pertinents ? Et non pas 10 cas positifs ?

Nous ne parlons même pas ici de la particularité du test PCR qui montre un résultat positif même des mois après une infection [16]. Ainsi, on ne peut pas conclure sur une relation de cause à effet dans le cas d’une apparition simultanée de plusieurs personnes testées positives au même endroit. Cependant, on confère toutefois une signification (psychologique) à l’évaluation de la situation en donnant une définition arbitraire d’un cluster qui ne lui correspond pas en soi.

L’argumentation du ministère s’épuise alors essentiellement dans une énumération des scénarios 3 et 4 qui se sont déroulés au cours des semaines 4 et 5 (du 25 janvier au 7 février) :

– À titre d’exemple d’un scénario 4 : on mentionne 2 écoles et 2 crèches où ont été testées positives entre 14 et 50 personnes. – Dans l’analyse de la semaine 5 (du 1ᵉʳ au 7 février), 14 et 19 classes et 28 respectivement 41 élèves se retrouvent dans les scénarios 3 et 4 où l’on suppose l’existence de chaînes d’infection au sein de l’école. – Dans la description des scénarios 4, seulement 2 écoles sont listées pour la semaine 4 (25 au 31 janvier) et finalement 3 pour la semaine 5.

Selon Edustat [17], il y a actuellement 181 écoles dans l’enseignement fondamental avec environ 57 000 élèves répartis dans 3 800 classes (si on prend pour moyenne 15 élèves par classe). Les chiffres mentionnés représentent donc une proportion infiniment faible.

Enfin, il convient également de mentionner qu’un certain nombre des cas positifs ne sont devenus un scénario 4 qu’en raison de tests faits a posteriori (voir l’annexe de la publication déjà mentionnée [15]). Le dépistage consiste à faire tester toute la classe de l’école par une équipe mobile après la survenue d’un seul cas (scénario 1). Il s’agit donc du dépistage de personnes asymptomatiques, dans lequel s’applique le principe de « celui qui cherche, trouve ».

Selon la constance avec laquelle on met en œuvre cette mesure, on trouvera logiquement plus ou moins de clusters. Le mal dans les yeux de celui qui regarde…

Analyse dommages-bénéfices

Les responsables n’ont à aucun moment envisagé une analyse des avantages et des inconvénients du port du masque dans le contexte scolaire. Une lettre ouverte de 120 enseignants et éducateurs, qui a suscité une grande attention de la part du public, ainsi que 6 autres lettres du « Mouvement FAIR » [18], fondé par la suite, adressées au ministre responsable, qui demandaient, entre autres, un débat public sur l’obligation de porter un masque en milieu scolaire, sont restées sans réponse.

Le bénéfice

L’obligation du port du masque a été appliquée à partir de la semaine 8. Que l’on considère le nombre de cas positifs en milieu scolaire, le taux de positivité des tests, ou bien la proportion des cas dans le groupe d’âge respectif, aucun effet mesurable ne peut être identifié. Même la publication précitée du MEN [15] ne peut pas certifier si cette mesure a eu une influence et on y arrive à la conclusion :

« L’introduction des masques obligatoires à partir du cycle 2 semble avoir contribué à détendre la situation dans les classes de l’enseignement fondamental. »

 

Même après l’introduction de l’obligation du port du masque, les chiffres ont augmenté proportionnellement à l’évolution des chiffres dans l’ensemble de la population. 10 études publiées par la « Swiss Policy Research » [19] ont démontré que les masques n’ont qu’une faible influence, voire aucune, sur l’évolution des infections.

Le dommage

Dans le monde politique comme dans la population, l’opinion dominante semble être que le port du masque représente un préjudice négligeable pour la santé physique et mentale, et qu’il peut donc être justifié comme mesure de précaution, même s’il n’est peut-être pas nécessaire.

Nous souhaitons faire face à cette opinion en n’insistant que sur quelques effets néfastes :

  • Une étude publiée par 8 scientifiques [20] dans la célèbre revue « International Journal of Environmental Research and Public Health » a montré que le masque a une influence significative sur la résistance respiratoire et le volume d’espace mort, ce qui réduit à son tour la teneur en oxygène du sang. Cela entraîne du stress et de l’épuisement à court terme et peut même provoquer des lésions du système immunitaire ou augmenter le risque de développer un cancer à long terme.
  • Les masques sont un environnement idéal pour les agents pathogènes. Sur des masques portés par des enfants, un laboratoire a trouvé des bactéries, des parasites et des champignons, dont certains peuvent provoquer des pneumonies [21].
  • Les problèmes de santé mentale chez les enfants et les adolescents ont augmenté de manière significative à la suite des mesures Corona et se manifestent, entre autres, par la suicidalité, l’anxiété, la dépression et les automutilations [22]. Il va sans dire que le port du masque joue ici un rôle non négligeable [23].

De même, les autotests introduits après les vacances de Pâques ne sont pas sans poser de problèmes en termes de dommages potentiels pour la santé. Outre le fait que le bénéfice épidémiologique peut être fondamentalement remis en question [24], il existe des préoccupations justifiées relatives aux produits chimiques utilisés dans la solution tampon [25], à la stérilisation à l’oxyde d’éthylène (OE) de l’écouvillon [26] et à l’irritation de la muqueuse nasale provoquée par le produit de stérilisation utilisé[27].

Il est donc incompréhensible qu’une analyse dommage-utilité n’ait pas été effectuée jusqu’à présent.

Un arrière-goût amer

Les arguments avancés pour l’introduction du port du masque obligatoire sont très médiocres. L’absence de données scientifiques est compensée par des mots à la mode comme « cluster » et « variant dangereux ».

Une discussion sur les dommages et l’utilité des masques n’est évidemment pas souhaitée. Entre-temps, dans le public, le seul fait de se poser la question sur la proportionnalité des mesures est déjà assimilé au déni de la pandémie, comme l’a montré la tempête de commentaires inappropriés dans les médias (sociaux) après la publication de la « lettre ouverte des 120 enseignants ».

Bien qu’il ait été évident depuis le 15 avril au plus tard[15] que l’infectivité accrue redoutée du variant britannique n’avait pas été confirmée chez les enfants et les adolescents, et que l’efficacité du masque obligatoire ne pouvait être prouvée avec certitude, le port de masque a néanmoins été maintenu jusqu’à la fin de l’année scolaire. Cela semble d’autant plus incompréhensible qu’à cette époque, les autotests avaient été introduits dans les écoles et que le port du masque n’était pas obligatoire dans les espaces intérieurs de l’Horeca.

En regardant de plus près la chronologie présentée au début de cet article, on est tenté de ne pas pouvoir exclure une certaine production médiatique : La boule de cristal chroniquement trouble de la task force anticipe soudainement les décisions politiques [5], le danger spécifique pour les enfants émanant du variant britannique ainsi que la fermeture des écoles en semaine 6 sont généreusement mis en scène [3,6,7,8]. Finalement, l’obligation de porter le masque apparaît comme la seule réponse possible au danger imminent.

Néanmoins, le principal problème, à notre avis, réside dans la manière de laquelle les décisions politiques dans la crise actuelle sont prises. En finale, l’évaluation de la situation épidémiologique est entre les mains d’un petit groupe de personnes qui ne sont pas élues démocratiquement et qui ne sont soumises à aucun contrôle extérieur. Si les décideurs s’appuient uniquement sur cette expertise, ils ne parviendront pas non plus à s’acquitter de leur tâche consistant à trouver un équilibre entre des urgences concurrentes, en l’occurrence, le contrôle des infections par rapport aux besoins humains et à la santé mentale.

Le mariage de la politique et de la science réduit les décisions politiques à des résultats scientifiques spécifiques. Une fois prises, les décisions politiques ne peuvent plus être retirées. Les résultats scientifiques ne peuvent plus être révisés. La science se transforme en dogmatisme, la démocratie en technocratie.

Dans ce contexte, nous recommandons la lecture de „Die offene Gesellschaft und ihre neuen Feinde“ du philosophe des sciences Prof. Esfeld [28]. Depuis 2009, il est membre de la « Leopoldina », l’Académie nationale des Sciences de la RFA et a attiré l’attention des médias par une lettre ouverte adressée à son président, le professeur Haug, dans laquelle il critiquait le fait qu’une déclaration de la « Leopoldina » non rédigée selon des normes scientifiques avait été utilisée pour légitimer des décisions politiques [29].

En conclusion, nous devons malheureusement constater une tendance générale selon laquelle la dignité et le bien-être (également) des enfants n’ont joué qu’un rôle secondaire pour la politique depuis le début de la pandémie [30]. Cela est démontré de manière impressionnante, par exemple, par le fait que le seul but de la vaccination des enfants contre la covid est l’immunité de groupe. Le Luxembourg ne fait pas exception, comme l’a montré la réponse du ministre de la Santé à la question parlementaire n° 3976 [31] :

Et ass bewisen, dass Kanner a Jugendlecher sech mat SARS-CoV-2 ustieche kënnen, an esou och zur Verbreedung vum Virus an der Bevëlkerung baidroen. Et war also logesch, och déi Jugendlech ze impfen, wann den lmpfstoff dann zougelooss ass. Dëst géif sécher zur Herdenimmunitéit baidroen…

(« Il a été prouvé que les enfants et les adolescents peuvent être infectés par le virus du SARS-CoV-2 et contribuer ainsi à sa propagation dans la population. Il serait donc logique de vacciner également les adolescents, une fois que le vaccin aura été approuvé. Cela contribuerait certainement à l’immunité de groupe… »)

Cela ne correspond-il pas exactement à la définition de l’instrumentalisation [32] ?

Sources

[1] Loi du 12 mars 2021 portant modification de la loi modifiée du 17 juillet 2020 sur les mesures de lutte contre la pandémie Covid-19.
http://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2021/03/12/a193/jo

[2] Wort (02.01.2021): Le variant du covid-19 détecté au Luxembourg
https://www.wort.lu/fr/luxembourg/le-variant-du-covid-19-detecte-au-luxembourg-5ff0aca1de135b92363df62c

[3] Wort (06.01.2021): Les enfants plus touchés par la variante du covid?
https://www.wort.lu/fr/luxembourg/les-enfants-plus-touches-par-la-variante-du-covid-5ff5901cde135b92363b773b

[4] RTL (12.01.20121): 6 Fäll vu brittescher Corona-Mutatioun zu Lëtzebuerg detektéiert
https://www.rtl.lu/news/national/a/1644375.html

[5] RTL (19.01.20121): Rapport Covid-19-Task-Force: « Mir rutschen an eng nei Well! »
https://www.rtl.lu/radio/thema-vum-dag/s/3446370.html

[6] RTL (28.01.20121): « Mir mussen extrem virsiichteg sinn! », sou de Claude Meisch
https://www.rtl.lu/news/national/a/1662470.html

[7] Wort (04.02.2021): Les variants mettent K.-O. le milieu scolaire
https://www.wort.lu/fr/luxembourg/les-variants-mettent-k-o-le-milieu-scolaire-601c12e2de135b9236c10c7d

[8] Tageblatt (05.02.2021): Zurück ins Homeschooling / Schulschließungen: Virusvarianten bereiten ernsthafte Sorgen
https://www.tageblatt.lu/?post_type=post&p=895771

[9] MEN (12.02.2021): Dispositif sanitaire à l’Éducation nationale dans le contexte de la crise COVID-19
https://gouvernement.lu/dam-assets/documents/actualites/2021/02-fevrier/12-reouverture-ecoles.pdf

[10] RTL (12.02.2021): Verschäerfte Mesuren an de Schoulen, dorënner Maskeflicht
https://www.rtl.lu/news/national/a/1671078.html

[11] RTL (15.03.2021): No der Ouschtervakanz kommen d’Schnelltester an de Schoulen
https://www.rtl.lu/news/national/a/1687992.html

[12] Men.lu: Covid19, État hebdomadaire de la situation dans les écoles luxembourgeoises
https://men.public.lu/fr/support/coronavirus.html

[13] Expressis Verbis: Invasion der Mutanten
https://www.expressis-verbis.lu/2021/06/26/invasion-der-mutanten/

[14] men.lu (12.11.2020): Rapport d’analyse sur la situation de la COVID-19 dans les établissements scolaires du 15 septembre au 1er novembre 2020
https://men.public.lu/dam-assets/catalogue-publications/sante-bien-etre/covid19/2011-rapport-covid-etablissements-scolaires.pdf

[15] men.lu (15.04.2021): Rapport d’analyse sur la situation de la COVID-19 dans les établissements scolaires du 4 janvier au 4 avril 2021
https://men.public.lu/dam-assets/catalogue-publications/sante-bien-etre/covid19/RAPPORT-COVID-AVRIL-2021.pdf

[16] RKI: Grafik Erregernachweis
https://www.rki.de/SharedDocs/Bilder/InfAZ/neuartiges_Coronavirus/Grafik_Erregernachweis.png

[17] Edustat: L’enseignement au Luxembourg en chiffres
https://edustat.script.lu/fr/public-data/key-figure

[18] FAIR Beweegung
https://fairbeweegung.lu/

[19] Swiss Policy Research: Are Face Masks Effective? The Evidence.
https://swprs.org/face-masks-evidence/

[20] Is a Mask That Covers the Mouth and Nose Free from Undesirable Side Effects in Everyday Use and Free of Potential Hazards?
https://www.mdpi.com/1660-4601/18/8/4344/htm

[21] Uncut.news: Eine Gruppe von Eltern schickte die Gesichtsmasken ihrer Kinder zur Analyse in ein Labor.
https://uncutnews.ch/eine-gruppe-von-eltern-schickte-die-gesichtsmasken-ihrer-kinder-zur-analyse-in-ein-labor-hier-ist-was-sie-gefunden-haben/

[22] Question parlementaire n° 2957
https://chd.lu/wps/portal/public/Accueil/TravailALaChambre/Recherche/RoleDesAffaires?action=doQuestpaDetails&id=19930

[23] Quelles conséquences psychologiques du port du masque chez les enfants ?
https://www.youtube.com/watch?v=q-9dXJbESNI

[24] Deutsche Gesellschaft für Krankenhaushygiene e.V. : Hygieniker warnen vor zu hohen Erwartungen an Schnellteste
https://www.krankenhaushygiene.de/informationen/817

[25] Prof. Dr. Werner Bergholz: Gefährdungsanalyse Durchführung von Covid-19-Schnelltests durch Laien
https://corona-transition.org/IMG/pdf/gefahrdungsanalyse_schnelltest_2021_04_16.pdf

[26] Health Hazards Associated With Ethylene Oxide
https://obpmedical.com/the-dangers-of-ethylene-oxide-gas-sterilization-for-medical-devices/

[27] PCR-Teststäbchen-Partikel können wie Asbest im Körper wirken
https://2020news.de/pcr-teststaebchen-partikel-wirken-wie-asbest-im-koerper/

[28] Club der klaren Worte: Die offene Gesellschaft und ihre neuen Feinde
https://clubderklarenworte.de/von-prof-michael-esfeld/

[29] MDR (19.02.2021): Wird die Leopoldina politisch instrumentalisiert?
https://www.mdr.de/wissen/leopoldina-politisch-instrumentalisiert-100.html

[30] NachDenkSeiten: Kinder in der Pandemie: „Instrumentalisierung pur!“
https://www.nachdenkseiten.de/?p=74455

[31] Question parlementaire n°3976
https://www.chd.lu/wps/portal/public/Accueil/TravailALaChambre/Recherche/RoleDesAffaires?action=doQuestpaDetails&id=21231

[32] Deutsches Referenzzentrum für Ethik in den biomedizinischen Wissenschaften: Instrumentalisierung
https://www.drze.de/im-blickpunkt/pid/module/instrumentalisierung

Photo: Demo in Luxemburg-Stadt. Mit freundlicher Genehmigung von Julia.