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Essai sur la technique de retrouver la voix

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Le présent essai modeste veille au bon sens et ne revendique point d’être parfait « en ce meilleur des mondes ».

Nul ne nie l’existence des virus, non moins du fait qu’ils sont ubiquitaires, mais d’aucuns contestent la proportionnalité des mesures imposées.

Dans la situation actuelle, il est devenu indispensable à nourrir constamment son esprit critique, tout en évitant de se laisser influencer par les courants antidémocratiques, populistes, économiques et autres tendant à limiter la liberté en général et l’application de l’article 24 de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg ; (révision du 2 juin 1999) en particulier.

« La liberté de manifester ses opinions par la parole en toutes matières, et la liberté de la presse sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’exercice de ces libertés.

– La censure ne pourra jamais être établie.»

La garantie relevée ci-avant, supposée être gravée en pierre semble s’effriter à l’heure actuelle. À cet effet, il est recouru à la technique qui vise à discréditer l’individu désireux de s’exprimer à l’encontre du courant actuel comme complotiste avec la conséquence qu’il ne puisse plus se manifester librement. Sont concernés non seulement les professionnels des différents secteurs invoqués dans la crise, mais également tout autre citoyen. Cette tendance risque de s’établir pour aboutir tacitement à une censure.

Le « danger public qui menace la vie de la nation » instauré par le biais de l’état de crise pendant 3 mois et les restrictions prolongées sous le couvert des dispositions réglementaires de la loi Covid existent, évidemment.

Et pour cause, car il est démontré que « le taux de mortalité (nombre de décès / population moyenne) pour les dix premiers mois de l’année 2020 [ce taux] est de 5.7‰, ce qui correspond plus ou moins au taux observé pour la même période en 2018 (5.9‰) et 2019 (5.6‰). » [1]

Par déduction,« Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes ; aussi avons-nous des lunettes » (Voltaire)

Bien que la citation ci-devant reflète une des affirmations de Pangloss qui à l’époque (1759), critique la doctrine optimiste de Leibnitz (1646-1716) par le biais de l’ironie voire de l’absurde, il devrait être permis à l’adapter au 21e siècle.

En résulte le constat que « les oreilles ont été faits pour porter des élastiques ; aussi avons- nous des élastiques ». Ceci dit, la question de stabilité des oreilles nous préoccupe.

En effet, nous sollicitons jour après jour les oreilles tout en leur tirant au pavillon, entre autres moyennant les élastiques qui sont de poids à l’heure actuelle. Leur capacité auditive dégrade au fur et à mesure que le son ne passe plus au conduit auditif. Une perte considérable de l’ouïe mène vers un assourdissement ce qui engendre une perte totale de la voix.

Il en découle la nécessité de redresser fortement les oreilles de manière à tendre les élastiques jusqu’au point auquel ils abandonnent leur résistance pour libérer de nouveau tous les sens, y compris le bon, en vue de regagner la liberté de manifester ses opinions par la parole, tel disposé à l’article 24 de la Constitution du Grand-Duché deLuxembourg.

Tess KARO

26/02/2021

[1] https://statistiques.public.lu/catalogue-publications/regards/2020/PDF-19-2020.pdf